Capitaine François

Épilogue et fin.

Qu’à jamais notre mémoire n’oublie ceux qui se sont battus pour que notre terre demeure libre.

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Le lendemain, 27 août 1944, au soir, les Américains franchissent le Var sur un pont de fortune à Saint-Laurent.
Les Résistants avaient définitivement libéré Levens et l’insurrection éclatait à Nice qui était libérée le lendemain par ses propres efforts. Sapin installait son Etat-Major à l’Hôtel Atlantic.

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FFI à Saint-Martin Vésubie le 17/08/1944

Je ne l’y avais pas suivi, préférant d’abord récupérer les quatre hommes que j’avais laissés au dessous de Plan-du-Var, puis, lorsqu’ils nous eurent rejoints, poursuivre avec mon groupe les actions de harcèlement contre les Allemands réfugiés dans la Haute-Vésubie et qui étaient en train de préparer un réduit frontalier autour de l’Authion;(qu’ils tiendront jusqu’en avril 1945). 

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FFI ayant combattu à Levens posant devant l’hôtel Scribe à Nice le 29 août

Je dus, malgré tout, rejoindre Grasse pour faire fonction d’instructeur dans le centre que Sapin avait organisé pour les éléments hétéroclites qui nous rejoignaient maintenant chaque jour ou nous avaient rejoints ces dernières semaines.

Sapin voulait en former des « Bataillons Réguliers » qui, plus tard, seraient intégrés à l’armée De Lattre de Tassigny. Granier, Tilly et Dautremer étaient instructeurs avec moi.

L’aventure était terminée.


Le métier militaire reprenait ses droits. J’avais été nommé Lieutenant « deux galons » et ma nomination figurait au Journal Officiel de la République.
On m’affecta au 141e régiment d’infanterie à Aubagne, puis à Digne où je fis à nouveau fonction d’instructeur de tir et de minage-déminage.
Je fus ensuite muté à Marseille comme responsable de la Compagnie nourricière du 141e et finalement à Strasbourg au Régiment des « Diables Rouges » où je restai jusqu’à ma nomination de Capitaine et mon départ en Indochine, le 1er juillet 1951.
Je ne le savais pas encore, mais ces trois galons allaient être mon bâton de maréchal.
La grande aventure avait duré moins de deux ans… mais quelles années! Elles avaient marqué ma vie à jamais et il faut bien dire que les habitudes de cette vie libre et dangereuse que j’avais acquises n’étaient peut-être pas la meilleure préparation à mon intégration dans la hiérarchie militaire.
Peu importe. Je m’étais bien amusé!

Tous droits réservés © 2006. www.michel-elbaze.fr

Notes :

A Puget-Théniers, l’artiste américaine Isabel PELL, placée en résidence surveillée par les autorités italiennes, y devient l’égérie de la Résistance locale en juillet 1943. Elle dispose d’une rue à son nom bien quelle ne fut membre d’aucun réseau et ne servit même pas de boite aux lettres.

L’adjudant-chef Rémond dispose aussi d’une rue et d’une plaque mémorial, pour son intervention courageuse qui sauva des pugétois de la fusillade mais n’empécha pas les otages d’être déportés.

Par contre Gabriel Mazier, Capitaine François qui tenu un rôle essentiel dans la Résistance ne dispose ni d’une rue , ni d’une plaque commémorative.
Pas plus d’ailleurs que tous ceux qu’il cite dans son ouvrage (ceux les plus humbles parfois oubliés), et qui firent preuve de courage et de solidarité en ces temps de péril
A croire que certains voulaient faire oublier qu’ils ne devinrent résistants qu’en Octobre 1944..

Mémorial.
Joseph Cabot : Monument Aux Morts du cimetière de Puget-Théniers (06), plaque commémorative de l’église de Puget-Théniers (06) et stèle commémorative chemin du Déroubé à Puget-Théniers.
Il était natif du même village que mon père, St Denis du Sig , département d’ORAN .

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Monument -Massiera

Une pensée aussi pour les frère Massiera, dont Joseph tué à proximité du dépôt d’arme sur le plateau de Dina et pour Albert MASSIERA en traversant le Var, embranchement nationale et route du Cians. .

Ainsi que pour Lucien CHAMPOUSSIN, Léon CHAMPOUSSIN, Jules BELLEUDY, Lucien COTTON et Fortuné DAHON, Capturés le 26 août 1944 par une patrouille d’Alpenjaeger au village de Saint-Dalmas de Valdeblore et fusillés à Valdieri.

Un très grand merci à Monsieur Fonseca pour la retranscription du livre de Gabriel Mazier, alias Capitaine François intitulé  » Un officier d’occasion dans le haut pays niçois »

Fin.

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