Juste parmi la nation.

L’histoire d’un maire et de ses habitants ayant facilité la cache des juifs durant la seconde guerre mondiale. Braux, ses habitants et son maire Antonin Grac.

antonin grac
Antonin Grac

Antonin Grac était le maire de Braux, village perché à 950 mètres d’altitude dans les Alpes-de-Haute-Provence. La plupart des habitants du village étaient fermiers et nombre d’entre eux portaient le patronyme Grac. Pendant l’Occupation, une cinquantaine de réfugiés juifs, venus de Nice, de Marseille et d’autres localités de la Côte d’Azur trouvèrent asile à Braux. Après la guerre, ils ont rendu hommage à la chaleureuse hospitalité dont avait fait preuve Antonin Grac et l’ensemble de la population du village, qui apportait notamment une aide matérielle aux réfugiés sans ressources. En outre, chaque fois que les Allemands ou les miliciens s’approchaient de Braux, les réfugiés, prévenus par le maire, partaient se dissimuler dans les abris préparés par les villageois. Dans son témoignage après la guerre, Léon Eskenazi, qui avait douze ans au moment des faits, raconte comment son père, ingénieur d’EDF était devenu populaire à Braux où il avait dirigé dans les années 20 les travaux de raccordement de toutes les maisons au réseau. Un jour, au printemps 1944, deux véhicules chargés de soldats allemands s’arrêtèrent sur la grand-place du village et demandèrent à un passant – le hasard voulut que ce fut M. Eskenazi – où se trouvait la maison du maire. Il la leur indiqua puis se précipita avertir les Juifs, qui partirent se cacher en hâte. Les Allemands firent sortir de force le maire, alors âgé de soixante-deux ans, de son domicile. Tout en tirant des coups de feu en l’air, ils hurlaient :  « Vous cachez des Juifs ici, où sont-ils? » Antonin Grac répliqua fermement qu’il n’y avait pas de Juifs à Braux. Les Allemands lui ordonnèrent de rassembler tous les habitants et vérifièrent l’identité de chacun. Aucun d’eux n’était juif. Le tout se déroula avec une grande brutalité. Le maire fut lui même molesté par les Allemands qui durent pourtant se retirer bredouilles. Personne à Braux n’avait parlé…

Le 20 juin 1998 Yad Vashem a décerné à Antonin Grac le titre de Juste parmi les Nations.

Autre évocation de cette histoire par le biais d’un communiqué de Monsieur Didier Grac, posé sur le site http://www.citoyens-annot.fr. En voici la capture d’écran..

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4 réflexions au sujet de « Juste parmi la nation. »

      1. Bonjour,
        Merci pour votre réponse même tardive.
        En fait je vous ai interrogé car j’ai été choqué par ce texte écrit par mon père décédé et moi même.
        J’ai été choqué car je connais l’intentionalité malsaine de certaines personnes de mon village qui utilisent et s’approprient le travail de mon père.
        C’est scandaleux et j’espère que Yadvashem sait se protéger de ce genre de pratiques.
        Je pense que les principaux intéressés devraient être consultés en amont et malheureusement je vois que ce n’est pas le cas.
        J’ai été adjoint au maire de mon village et j’ai pu constater la perversité de certains élus notamment. Pauvre France !
        Bien cordialement.
        Didier Grac

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